OUI-OUI A L’ECOLE.

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OUI-OUI A L’ECOLE.

Oui-Oui est en train de laver son auto. Tout à coup le jeune Pierrot passe et dit :

 » N’oublie pas de lui laver les oreilles ! « 

 » Les voitures n’ont pas d’oreilles !  » répond Oui-Oui.

 » Si, depuis que les poules ont des dents.  » réplique Pierrot content de lui.

 » Et les oreilles ! Et les oreilles !  » insiste Pierrot.

Oui-Oui est alors furieux par son insistance, prend son tuyau d’arrosage et il lui envoie l’eau en pleine face.

Madame Bouboule sort aussitôt de son domicile et dit :

 » C’est un vaurien, tu as eu raison de l’arroser ! « 

Oui-Oui est content de voir que cette dernière approuve son geste et il chante :

 » Malgré le vent,

Malgré la pluie,

Et par beau temps,

Naturellement,

Criez Oui-Oui !

Et aussitôt, je surgirai

Seul au volant

De mon taxi ! « 

 » Belle chanson ! Tu es vraiment doué !  » s »exclame Madame Bouboule.

Fier, Oui-Oui monte dans sa voiture et démarre. Et il décide d’aller saluer son ami Potiron.

Il enfonce son bonnet mais ce dernier retombe sur la banquette. De plus, sa clochette ne tinte pas. Oui-Oui s’en étonne. Son ami , Potiron, lui expliquera certainement pourquoi il n’a pas entendu le son de la clochette cousue à ce bonnet.

En sortant de voiture Oui-Oui chante une nouvelle chanson :

 » Connaissez-vous ce pantin

Qu’on dit plus malin ?

Moi je le connais bien !

Car son nom est Oui-Oui. « 

Potiron sort alors de son domicile.

 » Qu’est-ce que c’est que cette chanson stupide ?  » demande-t-il .

 » Mais…je viens de l’inventer comme je suis intelligent… » rétorque Oui-Oui.

 » Intelligent, toi ?  » s’écrie Potiron.

 » C’est Madame Bouboule qui me l’a dit !  » ajoute Oui-Oui.

Potiron retourne dans sa maison et claque la porte. Mais Oui-Oui crie :

 » Potiron, je suis devenu te demander des conseils au sujet de mon bonnet. Il ne reste plus sur ma tête et mon grelot ne tinte plus ! « 

Potiron sort à nouveau de sa maison.

 » Qu’est-ce qui arrive à ton bonnet ?  » demande Potiron.

Oui-Oui prend son bonnet, l’enfile et il tombe aussitôt à ses pieds.

 » Ton bonnet ne veut plus rester sur ta tête  parce que ta tête est enflée et ton grelot ne tinte plus parce qu’il est fâché.  » répond Potiron.

 » Enflé ?  » s’interroge Oui-Oui.

Potiron conduit Oui-Oui devant une glace. La tête de Oui-Oui est devenue énorme !

 » Mais comment faire pour que ma tête ne soit plus enflée  » l’interroge Oui-Oui.

 » Vas à l’école !  » rétorque Potiron.

 » A l’école ?  » Oui-Oui est étonné de la réponse de son ami.

 » Tu y apprendras plein de choses utiles ! « 

Et le lendemain Oui-Oui part à l’école. La maîtresse, une poupée, se nomme Mademoiselle Plouf.

 » Commençons par une leçon de calcul ! Qui peut me réciter une table ?  » dit Mademoiselle Plouf.

Mademoiselle Plouf parle des tables de multiplication. Oui-Oui croit qu’il s’agit d’une vraie table.

 » Oui, Mademoiselle, celle de ma salle à manger !  » répond Oui-Oui.

Tout le monde rit aux éclats y compris la maîtresse.

 » Qui veut chanter ?  » demande-t-elle ensuite.

Oui-Oui lève le doigt et la maîtresse lui demande de chanter   » Au Clair de la Lune. »

Je ne connais pas cette chanson. Mais je peux vous en chanter une qui parle de moi.

 » Cette chanson, garde là pour toi !  » répond la maîtresse mécontente.

Oui-Oui est vexé.

Ensuite tous les élèves se lèvent pour danser une ronde. Mais Oui-Oui ne sait pas danser.

 » Aïe !  » Oui-Oui m’a donné un coup de pied ! «  s’écrie la souris mécanique.

 » Oui-Oui, vas au coin jusqu’à ce que nous finissions de danser !  » dit Mademoiselle Plouf.

Oui-Oui se retrouve au coin et se met à pleurer.

Après l’école Oui-Oui court chez son ami Potiron.

 » Que s’est-il passé ? Ta tête a désenflé.  » constate Potiron.

Et Oui-Oui lui raconte sa première journée d’école.

 » Ne pourrais-tu pas me donner des leçons ? J’aimerais tant apprendre les calculs et savoir chanter « Au Claire de la Lune. »

Potiron promet de l’aider.

Néanmoins en essayant son bonnet Oui-Oui constate que sa tête n’est pas complètement désenflée. Et il le repose.

Oui-Oui retourne à l’école le lendemain et se met à l’aimer. Tous les matins, les élèves font le tour de la classe et le premier bat du tambour : Ran-tan-plan !…Ran-tan-plan !…

Et un jour Mademoiselle Plouf dit à Oui-Oui :

 » Cette semaine tu as bien travaillé, tu vas conduire la file et battre du tambour… « 

Oui-Oui n’a jamais été aussi heureux.

Un autre jour Oui-Oui fait un beau dessin de son ami Bouboule et la maîtresse l’accroche au mur.

«  Je suis beaucoup moins intelligent que je le pense. Mais je suis toujours un excellent conducteur !  » dit Oui-Oui à son ami Potiron.

 » Ne te vante pas trop ! Ta tête pourrait à nouveau enfler !  » dit Potiron.

Et ce jour là en quittant Potiron, Oui-Oui renverse un arbre qui appartient à Monsieur Culbuto. Ce dernier est très en colère. Oui-Oui remet l’arbre debout et redémarre très vite !

Le concert de l’école approche. Chacun prévoit de faire quelque chose.

«  Oui-Oui que feras-tu ?  » demande Gustave le canard.

 » Rien.  » répond Oui-Oui car Mademoiselle Plouf trouve que je ne chante pas bien !  » répond Oui-Oui

 » Alors tu n’es pas intelligent ! Tu n’auras pas un seul prix !  » rétorque Gustave le canard.

 » Je n’y peut rien !  » ajoute Oui-Oui.

Le jour du concert arrive. Toute la classe monte sur l’estrade. Oui-Oui chante avec ses camarades. Il voit Potiron dans les visiteurs et lui fait de la main un signe d’amitié.

Tous les invités apprécie le concert. La petite souris mécanique doit offrir une gerbe de fleurs à Mademoiselle Plouf

 » Je suis trop timide. Je vais bégayer !  » dit la souris.

Il faut alors trouver quelqu’un pour la remplacer. Tous refusent et Oui-Oui accepte. Oui-Oui monte sur l’estrade. Il n’a pas peur. Et lui vient une chanson ;

 » Nous l’aimons beaucoup,

Car elle apprend tout,

Répétons sans cesse :

Vive la maîtresse ! « 

C’est maintenant le grand moment de la remise des prix.  Les élèves défilent sur l’estrade. Oui-Oui ne pense rien avoir obtenu. Mais voilà que Mademoiselle Plouf appelle son nom.

 » Pour Oui-Oui, prix de camaderie ! « 

Oui-Oui est tout surpris. Il se lève, la figure illuminée de joie, pour aller chercher son prix.

Potiron est si fier qu’il l’invite à goûter. Ils entament un gâteau au chocolat. Puis Potiron décroche le bonnet de Oui-Oui du porte-manteau. Il lui met sur le tête. Il l’enfonce et miracle, le grelot tinte !

 » Je suis guéri ! Je suis guéri !  » s’exclame Oui-Oui.

Et Potiron le félicite !…

Conte écrit et publié par Chantal Flury le 23 Avril 2010, d’après une histoire d’Enid Blyton.background-2008_039.jpg

 

 

 

 

 

 


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