CAROLINE AU PÔLE NORD.

Caroline au pôle NordCAROLINE AU PÔLE NORD. dans Caroline. 200px-Igloo_outside

CAROLINE AU PÔLE NORD.

Le vendredi Caroline et ses amis vont au zoo.  Ils connaissent le gardien Séraphin, le crocodile Odile, le perroquet qui parle, les singes espiègles, les chameaux drôles et d’autres animaux encore.

Ils sont entrain de passer devant la fosse aux ours lorsqu’ils entendent de drôles de bruit. Ils se précipitent pour regarder et voient un ourson qui pleure.

 » Pauvre petit, pourquoi pleures-tu ?  » demande Caroline.

 » Je m’appelle Pouchka…Et il raconte sa triste histoire… Sa maman était allée à la chasse quand un explorateur l’a trouvé dans la neige. Il m’a dit que j’allais m’enrhumer et il m’a emmené sur son bateau. « 

 » Tu es un ours. Tu devais te défendre !  » dit Boum.

 » Je suis trop petit. Et puis il m’avait dit que je serais plus heureux dans son pays que sur ma banquise au pôle Nord. Ce n’était pas vrai ! J’ai été mis, par le gardien, au soleil sur ce rocher et depuis tout le monde vient me regarder pleurer ! « 

Il faut agir vite ! Caroline rassure Pouchka.  Pipo prend un lasso … Le tour est joué…Casquette sur la tête, lunettes de soleil sur le nez, Pouchka s’évade du zoo…

Le lendemain, l’expédition Caroline embarque sur le Oui-ou-Non, un cargo qui fait route vers le pôle Nord. Chacun sait que Pouchka retrouvera bientôt sa maman… De jour en jour, la température baisse. Il fait très froid mais on essaye de se réchauffer.

Après deux semaines de navigation Pitou hurle : Terre !

 » Où vois-tu la terre ? Moi je ne vois que des rochers de glace.  » dit Caroline.

C’est bien la terre en vue. Très froid et tout blanc, voilà le pays de Pouchka.

Impossible d’atteindre la côte avec le Oui-ou-Non, il se briserait sur les blocs de glace. Des esquimaux arrivent alors pour transporter Caroline et ses amis jusqu’à la côte. Ils disent au revoir au capitaine du cargo et lui demande de repasser à la fin du printemps. Bobi et Youpi sont inquiets mais Kid est ravi :  » Ces pirogues sont jolies !  » s’exclame-t-il. 

Quel nigaud ! Il se croit en Afrique ! Ces canots ne sont pas des pirogues mais des kayaks, en peau de phoque. Les esquimaux de Kilikili leur font un bel accueil ! Ils leur offrent des biftecks de baleine gelés… durs à manger. Puis ils les invitent à jouer. Boum et Kid s’amusent au bilboquet. Mais lorsque l’os qui est utilisé leur tombe sur la tête… ça fait mal ! Pipo s’entraîne à lancer le harpon. Noiraud refuse de monter sur le dos d’un chien de traîneau.

Et Pouchka que fait-il pendant ce temps ? Il raconte son histoire à Moustachadouzpat, le chef du village.

 » Voici un traîneau et des vivres  » dit ce dernier le lendemain. Marchez plein Nord et vous arriverez au pays des ours. »

Aussitôt l’expédition se met en route. Mais une heure après on glisse sur le dos ou sur le ventre sans réussir à s’arrêter.

Pouf est tombé dans une crevasse et il a perdu sa boussole ! Ils le sortent de là mais désormais pour reconnaître son chemin, il faudra suivre l’Etoile polaire…

Après dix jours de marche, ils continuent à avancer vers le Nord et ils ont très froid : 40 degrés au-dessous de zéro ! Caroline en écrivant le journal de bord dit que ses doigts sont aussi raides que son crayon. Les griffes de Kid ont même gelé la nuit dernière ! Ils ont des difficultés pour se réchauffer ! Un seul est heureux : c’est Pouchka !

 » Quel temps merveilleux !  » répète Pouchka. Il est aussi content car nous avons trouvé des empruntes d’ours.

 » Ce sont celles de ma maman !  » s’est-il écrié.

Aujourd’hui, nous avons réussi à construire un igloo. Le premier s’était effondré sur nos têtes pendant la nuit. Le second était trop rond et nous ne pouvions pas y entrer ! Nous avions oublié de percer la porte !

Nous irons dormir dans l’igloo tout à l’heure. Nous y entrerons à la suite les uns des autres en baissant le dos.

Hélas ! La nuit la tempête a soufflé et les empruntes des ours sont effacées.

 » Nous retrouverons ta maman Pouchka ! Mais ce qui est le plus grave, c’est que nos provisions sont épuisées. Nous allons devoir pêcher pour manger.  » explique Caroline.

Soudain la glace craque ! Youpi tombe à l’eau. Noiraud et Bobi partent à la dérive chacun sur un glaçon. Il faut réagir !

Caroline organise leur sauvetage et réussit à rassembler ses amis et le petit ours autour de l’igloo. Les chiens de Moustachadouzpat aboient et font ainsi leurs adieux. La petite île blanche avec Caroline, l’ours et ses amis s’éloigne ! Où s’arrêtera ce voyage ?

Terre ! Terre ! s’écrie Youpi . Nous sommes sauvés ! Et ils s’élancent tous,  le drapeau à la main de l’expédition, sur la montagne qui vient d’apparaître. Mais que se passe-t-il ? La montagne bouge et pousse un mugissement !

Caroline écrit dans le journal de bord qu’ils ont fui, à toute vitesse et ont éclaté de rire ensuite. Ce qu’ils avaient pris pour une montagne était un vieux morse, venu respirer un bol d’air !…

Huitième jour de navigation… Pas un navire en vue. Nous avons faim. Kid et Pitou rêvent d’attraper une baleine. Pouchka appelle jour et nuit sa mère. Caroline pousse un cri : le Oui-et-Non vient d’apparaître au loin ! Mais…

 » Au secours ! Un monstre !  » hurle Noiraud. Les naufragés se précipitent dans l’igloo pour se protéger. Ils sont pelotonnés les uns contre les autres au fond de l’igloo. Puis l’île de glace penche comme si elle allait chavirer.

 » Il est tout blanc ! Il est méchant ! Il veut nous manger !  » sanglote Noiraud. C’est alors qu’une grosse tête blanche aux yeux gentils apparaît à l’entrée de l’igloo.

 » C’est maman !  » crie Pouchka. Et d’un bond, il est hors de l’igloo. Il saute dans les bras de sa mère. A coup de langue rose, ils s’embrassent à n’en plus finir.

Peu après le Oui-et-Non et la petite île de glace sont bord à bord.

 » Tout s’est bien passé ?  » demande le capitaine.

 » Mission accomplie ! Regardez par vous-même !  » annonce Caroline en désignant Pouchka et sa maman.

Bientôt trois coups de sirène retentissent. C’est l’heure des adieux. Non au-revoir seulement car Caroline et ses amis reviendront au pôle Nord pour voir l’ourson blanc qui s’est évadé du zoo… discrètement !

Histoire écrite et publiée le 28 Janvier 2010, par Chantal Flury d’après un conte de Pierre Probst.background-2008_039.jpg

 

 


Un commentaire

  1. jmichel dit :

    Bravo ca me rappelle mes livres d’enfant!

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