POCAHONTAS ET L’AIGLON PERDU.

POCAHONTAS ET L'AIGLON PERDU. dans Pocahontas. 4898_Kopia-994

PACAHONTAS ET L’AIGLON PERDU.

C’est l’été. Pacahontas et les indiens de la tribu Powhatan ont beaucoup à faire. Ils doivent ramasser les noix, les fruits de la forêt, coudre des vêtements, fabriquer des objets pour la vie de chaque jour etc…

Pacahontas aide les femmes à fabriquer des paniers de joncs qu’elles ont coupés au bord de la rivière. Les hommes du village utilisent aussi les joncs pour recouvrir le toit des huttes.

Cependant, le jonc est épuisé et Pacahontas doit retourner au bord du lac pour en couper d’autres. Elle est contente de cette mission, car les brins sont durs à tordre et elle avait mal au bout des doigts.

Près du lac Meiko, le raton laveur, mange des fruis gorgés de soleil. Flit, le colibri, vole de fleur en fleur et boit leur nectar. Lorsque les deux amis voient Pacahontas, ils l’accueillent gentiment.

Les trois amis partent vers le lac et Pacahontas leur raconte ce qui s’est passé depuis leur dernière retrouvaille. Elle leur apprend que son père s’est assis par mégarde sur une guêpe et qu’elle l’a entendu de loin crier très fort !

Meiko sourit : le grand chef indien effrayé par un si petit animal !…Jamais une telle conduite ne lui arriverait…

Flit décide alors de lui prouver le contraire, en lui donnant une leçon. Il s’élance et plante son bec éffilé dans le derrière de Meiko. Ce dernier perd l’équilibre et tombe dans le lac.

Meiko marmonne mécontent  » Très amusant, vraiment !  » Et il crache l’eau qu’il vient d’avaler. Pacahontas et flit rient et se moquent de lui.

 » Pardonne moi, Meiko !  mais tu étais si drôle que je n’ai pu retenir mon rire… Quant à toi, Flit, tu ne devrais pas te conduire de façon aussi stupide ! «  gronde Pacahontas.

Maintenant, Pacahontas a coupé beaucoup de jonc et elle doit se hâter de retourner au camp car les femmes l’attendent. Elle salue ses amis. Et elle aperçoit tout à coup un aigle qui plane dans les airs.

 » Regardez cet aigle qui survole les environs. On dirait qu’il monte la garde. Peut-être a-t-il des petits à protéger ? « 

Après le départ de la jeune fille, Flit demande à Meiko ce qu’ils vont faire maintenant. Meiko encore vexé lui tourne instantanément les talons. Il s’éloigne lorsque quelque chose de mou lui tombe sur la tête lui faisant voir 36 chandelles !…

Meiko reprend lentement ses esprits et il voit avec étonnement un bébé aigle couché sur le sol ! Le pauvre bébé aigle, après sa chute, pousse des cris stridents.

Meiko et Flit regarde en l’air pour voir d’où ce petit a pu tomber. Au-dessus d’eux, sur la cime d’un arbre mort, trône un grand nid. C’est de là que l’aiglon est tombé. Heureusement la tête de Meiko a amorti sa chute ! 

Les cris de l’aiglon redoublent. Que peuvent donc faire Flit et Meiko ? Ils le regardent désemparés. L’aiglon doit retourner dans son nid, sous la chaleur de sa mère. Flit a une idée… Le colibri s’envole et se pose sur la tête de l’aiglon. Il agrippe son plumage et tente de décoller avec lui. Mais il n’y parvient pas. L’aiglon est trop lourd. Meiko se met à éclater de rire, il n’a rien vu d’aussi ridicule…

Mais l’aiglon n’aime pas qu’on se moque de lui. Il bondit sur Meiko et avec son bec crochu lui pique le museau. Flit est content de cette punition. Meiko s’est réfugié derrière un arbre pour échapper aux coups de bec. Flit vole au-dessus de lui.

L’aiglon semble maintenant avoir oublié Meiko. Ils poussent des cris qui touchent les deux amis.

 » Il a peut-être faim ?  » dit Flit en s’envolant pour chercher de la nourriture. Quelques instants plus tard, le colibri revient portant dans son bec une branche avec des fruits rouges. L’aiglon cesse de crier, les renifle et se détourne. Car les fruits ne lui plaisent pas.

Meiko a une idée. Les aigles n’aiment pas les fruits mais le poisson ! Il a déjà vu de grands poissons plonger dans le lac pour en attraper.

 » Je vais essayer d’en attraper un !  » dit-il en courant vers le lac. Les ratons laveurs sont habiles pour trouver leur nourriture.  Mais se saisir d’un poisson n’est pas si facile. Il doit, de plus, être assez gros pour nourrir un aigle. Sa pêche se termine rapidement par un bain forcé, le deuxième de la journée ! Aucun poisson n’est attrapé…

Soudain Pacahontas apparaît sur la rive du lac. Et Meiko entraîne tout de suite son amie près de l’arbre mort. L’aiglon pleure toujours. Pacahontas s’imagine aussitôt ce qui lui est arrivé.

 » Pauvre petit. Tu es tombé de ton nid ! Ne t’inquiète pas,. Je vais t’y reconduire.  » dit Pacahontas. Elle ramasse une grande feuille. Elle y place délicatement le bébé sans toucher son plumage car si sa mère flaire une odeur étrangère, elle le rejettera. Elle sent l’air frémir et détourne à temps la tête pour éviter les serres d’un gigantesque aigle. C’est cette aigle qu’elle a vu un peu plus tôt. Il ne voit pas que la jeune fille lui rend service. Il tourne dans le ciel et pique sur elle.

Pacahontas descend rapidement et saute vite sur le sol. Elle ne veut pas tomber avec l’aiglon. Que faire ? Impossible de remonter. L’aigle tournoie. Elle ne peut pas se protèger contre ce rapace. Soudain l’indienne a une idée…

 » Surveillez le bébé. Je reviens tout de suite !  » s’écrie-t-elle. Et elle regagne le village en courant. Elle y prend un grand panier plat qui recouvre entièrement son dos. Elle y dessine une peinture. Et elle s’éloigne en souriant et en passant ses bras dans les anses :  » Voilà qui fera l’affaire ! « 

Arrivée dans la clairière, elle soulève l’aiglon dans sa feuille. Elle n’est plus inquiète car elle sait que le panier la protègera. L’aigle n’osera pas l’attaquer. Mais en la voyant l’aigle pique, griffes sorties. Lorsqu’il arrive sur le panier, il bat en retraite paniqué. Il prend la fuite.

 Pendant ce temps, Pacahontas arrive au sommet de l’arbre. Elle dépose doucement l’aiglon, sur sa feuille, dans le nid.

 » Te voilà à l’abri !  » lui murmure-t-elle. L’oisillon se blottit au fond du nid. Une lueur de joie et de reconnaissance brille dans ses yeux. Elle redescend de l’arbre et arrive à terre.

Peu après, la mère de l’aiglon revient dans son nid. Elle tient dans son bec un poisson qu’elle dépose au fond du nid. Elle ignore le drame que son petit vient de vivre ! La maman aigle lui donne à manger. Il vient se nicher pour se réchauffer dans le plumage de sa mère.

Meiko et Flit regarde ce que Pacahontas a peint sur le panier : C’est une énorme tête de bête féroce. On dirait qu’elle est vivante, la gueule grande ouverte, prête à attaquer. Ses dents aiguisées, elle est prête à mordre qui s’approchera d’elle.

 » Je ne suis pas maladroite pour peindre les pumas, n’est-ce-pas ?  » s’exclame-t-elle en prenant le panier. Puis elle regagne le village. Elle se retourne, en chemin, et fait un signe de la main à ses deux amis.

Flit et Meiko la regardent et hochent la tête. Ils tremblent encore de peur. Ils parviennent à murmurer :  » A bientôt Pacahontas ! « 

Conte écrit et publié le 16 Janvier 2010 par Chantal Flury, d’après un film de Disney.background-2008_039.jpg

 

 


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